2Mobilités
- Vides et pleinsPublié leMalgré une baisse de la fécondité, la croissance de la population mondiale continue à un rythme soutenu, redessinant les équilibres démographiques anciens. Les régions qui connaissent aujourd’hui et connaîtront au cours des décennies futures les plus fortes dynamiques sont les plus pauvres, qui abritent les sociétés les plus fragiles et les plus exposées aux risques environnementaux, économiques, sociaux et sanitaires.
- Urbanisation du mondePublié leLa croissance urbaine, en effectifs et en surface, aggrave les problèmes de circulation, de pollution, de consommation énergétique, de logement et d’inégalités sociales. Organisations internationales, ONG et sociétés civiles appellent à des changements de politiques publiques pour une transition vers des villes à faibles émissions de carbone, plus compactes, économes en ressources et socialement plus justes.
- Mobilités d’hier en héritagePublié leL’histoire de l’humanité est faite de mobilités permanentes, dont certaines sont encore mal connues. Leur nature est très variée, qu’elles soient volontaires ou forcées, à différentes échelles de temps et d’espace, et leur capacité de transformation des sociétés et des territoires est plus ou moins grande. Mais toutes amènent à réfuter les mythes de pureté et à accepter l’évidence d’une humanité métissée.
- Un monde mobilePublié leL’augmentation du nombre de migrants, la diversification de leurs origines, de leurs profils et des causes de leur départ excluent toute explication simple. Les réseaux transnationaux des migrations de travail sont un moyen de lutte contre la pauvreté. Ils drainent des fonds largement supérieurs à ceux de l’aide au développement et sous-tendent le changement social et l’hybridation des sociétés.
- Migrations environnementalesPublié leIl n’est plus contesté que les dégradations environnementales et climatiques ont des conséquences migratoires. La multicausalité des déplacements complique autant la qualification de la migration environnementale que la mise en œuvre d’instruments juridiques de protection. La repolitisation de ce type de migration est donc centrale pour pouvoir formuler des politiques publiques adaptées aux plus vulnérables.
- Fuir au-delà des frontièresPublié leLa multiplication et la durée des conflits et des crises politiques dans le monde suscitent des flux de plus en plus importants de personnes victimes de déplacements forcés (65,5 millions en 2016). La séparation juridique étanche entre misère économique et misère politique n’est plus fonctionnelle dans un monde d’échanges généralisés et d’inégalités croissantes. Ces deux types de misères et les violences qu’elles imposent se cumulent et se renforcent.
- Un monde de déplacésPublié lePlus de 40 millions de personnes en 2017 sont des déplacés internes, exilés dans leur propre pays pour se protéger de violences ou de persécutions. Dans un continuum de misère, d’errance et de camps, les retours ne sont possibles qu’avec la reconstruction d’un minimum de sécurité humaine, sans laquelle les déplacés internes ne tarderont pas à devenir de futurs migrants ou réfugiés.