Énergies fossiles

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Crédit : Argonne National Laboratory / CC BY SA

Place Tiananmen sous la pollution, Pékin, janvier 2014.

Le recours massif au charbon pour la production d’électricité et dans l’industrie, ainsi que la multiplication des véhicules automobiles en Chine entraîne une pollution atmosphérique de grande ampleur dans les principales villes chinoises, où les niveaux de pollution dépassent fréquemment de plusieurs dizaines de fois les normes internationales.

Résumé

Sources de puissance des États et de leur développement économique, les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) assurent près de 80 % des besoins énergétiques mondiaux. La nécessité de diminuer leur consommation pour lutter contre les changements climatiques se heurte à l’inertie des systèmes énergétiques en place, à l’action des lobbys industriels et aux logiques de marché qui structurent la production et la consommation d’énergie.

Summary

A source of power for states and a pillar of economic development, fossil fuels (coal, oil, and natural gas) provide nearly 80% of the world’s energy needs. Although their consumption needs to be reduced to combat climate change, this is a slow process because of the inertia of the energy systems in place, together with industrial lobbying and market dynamics, which organize production and energy consumption.

L’accès à l’énergie est un facteur essentiel du développement économique et l’un des piliers de la puissance des États. L’homme a besoin d’énergie pour se chauffer, cuire ses aliments, s’éclairer, se déplacer et faire fonctionner des machines. Les sources d’énergie disponibles furent longtemps limitées au vent (navigation maritime, moulins à vent), au feu (grâce au bois), au courant des rivières (moulins à eau) et aux muscles d’animaux ou d’hommes, éventuellement réduits en esclavage. Ce n’est qu’avec la compréhension des grands principes de la thermodynamique puis la mise au point de machines à vapeur alimentées par le charbon au xviiie siècle que l’humanité a basculé dans l’ère industrielle. Près de deux siècles plus tard, elle peine à sortir de sa dépendance envers les énergies fossiles.

Consommation d’énergie fossile, 2016

Source : BP, The Statistical Review of World Energy 2017, www.bp.com  
Commentaire

Cette carte montre la consommation d’énergies fossiles en 2016. En quantités absolues, la Chine est le premier consommateur, nettement devant les États-Unis, eux-mêmes nettement devant l’Inde et la Russie. Une fois ramenée par habitant, cette consommation reflète davantage les « modes de vie », particulièrement énergivores en Amérique du Nord, dans le Golfe, en Corée du Sud ou en Australie, alors qu’en Amérique latine, en Afrique, dans le reste de l’Asie et, dans une moindre mesure, en Europe, cette consommation est moindre.

Les énergies fossiles sont issues de la décomposition de matière organique dans le sol sur des millions d’années, et sont donc, par définition, des ressources non renouvelables. Parce qu’elles sont constituées d’un assemblage de molécules de carbone et d’hydrogène (hydrocarbures) sous forme solide (charbon), liquide (pétrole) ou gazeuse (gaz naturel), leur combustion, nécessaire pour produire la chaleur transformable en énergie, engendre inévitablement la formation de gaz carbonique (CO ), l’un des gaz à effet de serre dont l’accumulation dans l’atmosphère induit le réchauffement climatique global. Une diminution (rapide) de la consommation d’énergies fossiles est donc requise pour enrayer ce processus de changement climatique.

Énergies fossiles, sources de puissance

Berceau de la révolution industrielle, la Grande-Bretagne est devenue au xix e siècle la première puissance mondiale en fondant son essor économique et militaire sur le charbon. Bien qu’abandonné par nombre de pays (dont la France), le charbon représente toujours près de 30 % de la consommation mondiale d’énergie primaire et reste une source d’énergie majeure dans les pays ayant d’importantes ressources charbonnières. Très utilisé en Chine (qui consomme à elle seule 50 % du charbon dans le monde) et dans d’autres pays émergents (Inde, Afrique du Sud, Indonésie, etc.), il est aussi consommé en masse dans quelques pays industrialisés, dont les États-Unis (10 % de la consommation mondiale), le Japon et l’Allemagne, principalement pour la production d’électricité. Il a cependant perdu son rôle stratégique au cours du xx e siècle, lorsque le pétrole s’est imposé comme l’énergie-clé de la mobilité. Relativement bon marché, facile à produire, à transporter et à stocker, le pétrole assure aujourd’hui la quasi-totalité du transport (routier, aérien et maritime) ; ce secteur absorbe d’ailleurs près des deux tiers de la production.

Consommation de charbon, 2000-2016

Source : BP, The Statistical Review of World Energy 2017, www.bp.com 
Commentaire

La Chine consomme plus de la moitié du charbon consommé dans le monde en 2016. Mais selon les régions, l’évolution sur les quinze dernières années est divergente : la consommation de charbon baisse dans les pays du Nord (États-Unis, qui demeure le second consommateur, devant l’Inde) et en Europe ; en revanche, elle augmente dans les pays du Sud (Asie, Amérique latine, en Afrique du Sud ou encore en Turquie).

Pétrole

Ressource indispensable dans une économie moderne, le pétrole possède une double dimension, politique et économique. D’une part, c’est une ressource territorialisée dont les gouvernements peuvent, en vertu du principe de souveraineté, contrôler l’accès en autorisant (ou non) les compagnies pétrolières à venir exploiter les gisements situés sur leur territoire. Ce contrôle étatique peut même déboucher sur des nationalisations, comme ce fut le cas dans les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) au cours des années 1970. D’autre part, c’est un bien marchand régi par les lois de l’offre et de la demande, qui s’échange sur un marché mondialisé et dont le prix est fixé par les marchés financiers. La scène pétrolière relève donc à la fois de l’espace interétatique et de l’ espace globalisé.

Production et consommation de pétrole, 2016

Source : BP, The Statistical Review of World Energy 2017, www.bp.com 
Commentaire

La géographie de la consommation de pétrole se rapproche de celle du poids économique des États (États-Unis, Chine, Japon, États européens, grands émergents, etc.), à l’exception des monarchies du Golfe qui surconsomment. La production de pétrole dépend plutôt de prédispositions géologiques. Les principaux pays producteurs sont ceux du Golfe, la Russie, le Canada, le Venezuela, l’Algérie, la Norvège, l’Angola, le Nigeria ou encore le Kazakhstan ; tous ces pays sont excédentaires et exportent. En revanche, la Chine et les États-Unis, producteurs significatifs mais consommateurs considérables, sont déficitaires et doivent donc importer, ainsi que l’Inde.

Du fait de cette double dimension et de la concurrence s’exerçant entre pays producteurs, la sécurité des approvisionnements des grands pays importateurs (États-Unis, Europe, Japon, Chine, etc.) repose non pas sur le contrôle des réserves ou de la production, mais sur le contrôle des flux, c’est-à-dire des routes maritimes empruntées par les tankers. Grâce à leur réseau de bases navales et militaires à travers le monde, les États-Unis assurent la protection de ces flux (en particulier autour des détroits) et sont de facto devenus les garants du système pétrolier mondial, au profit de l’ensemble des pays importateurs.

Commerce de pétrole, 2016

Source : BP, The Statistical Review of World Energy 2017, www.bp.com 
Commentaire

Cette carte montre les principaux flux de commerce du pétrole, elle complète donc la précédente, dévoilant les transferts en cas d’excédents ou de déficits. Ce commerce qui s’effectue essentiellement par bateaux (tankers) est mondialisé. Les importations s’avèrent assez souvent diversifiées, à quelques exceptions près (dépendance des États-Unis au Canada ou de l’Europe à la Russie). Les grandes régions exportatrices sont le Golfe (Arabie Saoudite en tête), l’Afrique de l’Ouest, la Russie, le Canada et, dans une moindre mesure, le nord de l’Amérique du Sud.

Bien qu’en (léger) recul ces dernières années, la part des énergies fossiles dans le mix énergétique mondial reste élevée (près de 80 % de l’énergie consommée dans le monde). Cette persistance s’explique notamment par des choix politiques et par la rigidité des systèmes énergétiques et des modes de consommation : la lourdeur des infrastructures en place (difficiles et coûteuses à remplacer) ainsi que les intérêts des acteurs du secteur de l’énergie (dont les firmes multinationales pétrolières) rendent la transition vers une économie décarbonée longue et difficile, malgré les campagnes en faveur du désinvestissement des énergies fossiles (à l’instar de celle lancée par l’ONG 350.org). Surtout, ces énergies fossiles conservent une réelle compétitivité économique, en l’absence d’une taxe carbone permettant de prendre en compte les externalités sociales et environnementales induites par leur utilisation (en particulier le réchauffement climatique). La production ou la consommation de ces énergies est même souvent soutenue par les pouvoirs publics, voire subventionnée pour des raisons sociales : c’est le cas de l’essence dans de nombreux pays producteurs (Arabie Saoudite, Iran, Venezuela, Nigeria, etc.), du charbon en Chine, en Afrique du Sud et en Pologne (où les activités d’extraction sont une source d’emplois importante) et du gaz naturel en Russie (massivement utilisé pour le chauffage). Mettre fin à ces subventions est souvent politiquement délicat car cela affecte directement le pouvoir d’achat des populations. L’abandon des énergies fossiles pour diminuer la pollution et ses conséquences sur le climat et sur la qualité de l’air dans les villes a un coût économique autant que politique qui explique la lenteur de la transition énergétique.

Évolution de la production primaire d’énergie, 1900-2014

Source : The Shift Project Data Portal, d’après B. Etemad et J. Luciani (1900 -1980) et US EIA Historical Statistics (1981-2014), www.tsp-data-portal.org
Commentaire

Ces graphiques montrent l’évolution de la production d’énergie primaire mondiale entre 1900 et 2014. Le graphique de gauche montre l’évolution quantitative, forte sur toute la période. Les trois énergies fossiles que sont le pétrole, le charbon et le gaz ont fortement cru, le pétrole et le gaz en particulier, mais le charbon demeure la première énergie jusqu’au milieu des années 1960 et la seconde aujourd’hui. Le graphique de droite montre le mix énergétique (la ventilation de la production, en %). Dans l’ensemble, les énergies fossiles représentent en 2014 plus de 90 % de l’énergie primaire produite, seule l’énergie nucléaire a fait baisser cette part, celle des énergies renouvelables demeurant marginale. Le charbon représentait la quasi-totalité de l’énergie en 1900 contre moins du tiers aujourd’hui, mais sa part stagne depuis le milieu des années 1970, période à laquelle le pétrole atteint la part maximale (50 %), en baisse depuis.

développement > Développement
Les définitions du développement et de son contraire – le sous-développement – ont beaucoup varié selon les objectifs politiques et les postures idéologiques de ceux qui les énonçaient. Au cours des années 1970, Walt Whitman Rostow le conçoit comme une dynamique quasi mécanique d’étapes successives de croissance économique et d’améliorations sociales, alors que Samir Amin analyse les rapports centre/périphéries, le premier fondant son développement sur l’exploitation des secondes. En Amérique latine, la théorie de la dépendance dénonçait l’ethnocentrisme du modèle universel d’un simple retard à rattraper par la modernisation. Parler de « pays » pauvres ou en développement occulte les inégalités existant aussi à l’intérieur des sociétés (du Nord comme du Sud) et les connexions des individus aux processus de mondialisation.
puissance > Puissance
Capacité d’un acteur politique à imposer sa volonté aux autres. Comparable à la notion de pouvoir à l’échelle interne, la puissance n’existe pas dans l’absolu mais s’inscrit dans la relation à l’autre puisqu’elle dépend des rapports de force et de la perception qu’en ont les acteurs. Pivot de l’approche réaliste des relations internationales, elle y est conçue dans un registre géostratégique (hard power fondé sur la contrainte et la coercition, notamment militaire). La vision transnationaliste en propose une interprétation plus diversifiée, intégrant des facteurs d’influence (soft power économique, culturel, etc., de Joseph Nye) et soulignant l’importance de maîtriser les différents registres de puissance, du hard au soft (« puissance structurelle » de Susan Strange).
esclavage > Esclavage
Du début du xviie siècle à la fin du xixe siècle, l’esclavage constitue la base du développement économique et de l’organisation des sociétés du Nouveau Monde (États du Sud des États-Unis, Antilles, Brésil…). La main-d’œuvre africaine, domestique et agricole, importée et échangée comme marchandise, permet le développement des plantations de sucre, tabac, coton et l’exploitation des métaux précieux. Aujourd’hui, l’Organisation internationale du travail (OIT) définit l’esclavage moderne par la somme des victimes du travail forcé public ou privé (domestique, construction, agriculture), de l’exploitation sexuelle et du mariage forcé.
énergies fossiles > Énergies fossiles
Ensemble des sources d’énergie issues de la décomposition de matière organique dans le sol sur des millions d’années (et qui sont donc, par définition, non renouvelables). Constituées d’un assemblage de molécules de carbone et d’hydrogène (on parle d’hydrocarbures), elles existent sous forme solide (charbon), liquide (pétrole) ou gazeuse (gaz naturel). Leur combustion, nécessaire pour produire de la chaleur transformable en énergie, engendre inévitablement la formation de gaz carbonique (CO2), l’un des gaz à effet de serre, dont l’accumulation dans l’atmosphère est responsable du réchauffement climatique global.
changement climatique > Changements climatiques
L’ONU définit les changements climatiques comme « des changements de climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l’atmosphère mondiale et qui viennent s’ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables » (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques [CCNUCC], 1992). L’expression est utilisée pour décrire le réchauffement global à la surface de la Terre dont l’ampleur et la rapidité sont sans précédent dans l’histoire de la planète, et qui est le résultat de l’augmentation des émissions anthropiques de gaz à effet de serre (principalement dioxyde de carbone ou CO2, mais aussi méthane, protoxyde d’azote, perfluorocarbones, hydrofluorocarbones et hexafluorure de soufre).
pays émergents > Pays émergent
Cette expression est issue d’un discours d’acteurs économiques et financiers qui, au cours des années 1980, qualifient d’émergents les marchés où l’investissement, bien que risqué, est rentable. En faisant la part belle à la croissance et en suggérant une idée de décollage, elle traduit une façon linéaire et occidentalo-centrée de penser le développement. Reprise et contestée par des acteurs politiques, cette expression désigne l’insertion internationale, économique, politique et/ou diplomatique de certains pays. Elle invite à interroger les usages de cette labellisation par des acteurs qui la revendiquent ou la rejettent.
territoire > Territoire
Étendue de surface sur laquelle vit un groupe humain. Ce terme recouvre des sens différents selon les disciplines des sciences sociales. Pour les géographes : espace socialisé, construit, où la distance est continue, dont les limites sont plus ou moins précises et dont les territoires étatiques ne sont qu’une des formes. Pour les sociologues et les politistes : un territoire est la construction sociale d’un espace dont le bornage par des frontières en fait le principe structurant d’une communauté politique et permet d’imposer l’autorité de l’État et son contrôle sur la population. Il est lié au contexte, à l’histoire et aux acteurs de sa construction. Max Weber associe étroitement l’État moderne rationnel-légal au critère de territorialité.
marchés financiers > Marché financier
Lieu de rencontre des investisseurs (détenteurs de capitaux) et des agents économiques (entreprises, ménages, États) en quête de financement. C’est là que sont émis (marché primaire) et que s’échangent (marché secondaire) les divers actifs financiers (titres de créance, obligations, etc.) ou de propriété (actions), matières premières, devises, produits dérivés, etc., et que se fixe leur prix en fonction de l’offre et de la demande (cotation). Par extension, le terme désigne l’ensemble des acteurs financiers (banques commerciales ou d’affaires, fonds d’investissement, etc.) présents sur ces marchés.
espace > Espace
Terme aux sens et usages multiples, catégorie bien moins abordée par les philosophes que celle du temps et qui a longtemps constitué une difficulté théorique (non consensuelle) pour les géographes dont ce devrait être l’objet central. Contrairement aux représentations courantes d’une étendue naturelle que rempliraient les sociétés, l’espace est un produit social sans cesse reconstruit par les interactions sociales. Il constitue l’une des dimensions de la vie sociale, à la fois matérielle et culturelle. Parler d’espace social n’augure pas de sa forme, territoriale, réticulaire, ou les deux à la fois.
flux > Flux
L’augmentation des flux de biens matériels, immatériels, de capitaux et de personnes caractérise les processus de mondialisation en cours. Ces mobilités transfrontalières constituent un phénomène spatial dont les géographes et les cartographes, focalisés sur les territoires, ne se sont préoccupés qu’assez tardivement. Ces flux sont organisés en réseaux plus ou moins denses, non parce que les territoires et les lieux sont semblables et interchangeables mais parce qu’ils sont différents et interdépendants. Ils supposent des infrastructures (câbles sous-marins, oléoducs, gazoducs, routes terrestres, maritimes, fluviales, aériennes) et des activités logistiques (intermodalité des ports, aéroports de fret, entrepôts du e-commerce, hubs informationnels, etc.).
réseau > Réseau
La géographie classique a toujours survalorisé les surfaces, les territoires, les pays et les terroirs, mais l’analyse des réseaux est maintenant placée au cœur de sa démarche. Ils sont définis comme un espace où la distance est discontinue, et composés de nœuds reliés par des lignes. Ils sont soit matériels (réseaux de transport de personnes, de biens ou d’énergie, câbles informatiques et autoroutes de l’information), soit immatériels. Partiellement dématérialisés (internet par exemple), ils sont le fait aussi bien d’individus que d’organisations. Les philosophes (Gilles Deleuze et Félix Guattari), les sociologues (Manuel Castells), les politistes (James Rosenau) et les économistes utilisent ce concept pour analyser les logiques réticulaires de fonctionnement des individus.
mix énergétique > Mix énergétique
Répartition des différences sources d’énergie primaire (charbon, pétrole, gaz naturel, nucléaire, etc.) utilisées pour la production de l’énergie consommée sous forme d’électricité, d’essence, etc. Le mix énergétique de chaque pays reflète la disponibilité des sources d’énergie ainsi que les choix politiques et industriels favorisant certaines sources d’énergie, à l’exemple du nucléaire en France. Les énergies fossiles dominent encore largement le mix énergétique mondial.
firmes multinationales > Firme multinationale
Entreprise ayant réalisé des investissements directs à l’étranger (IDE) lui permettant de posséder des implantations qu’elle contrôle entièrement ou partiellement (des filiales). Les premières datent de la fin du xixe siècle ; elles se sont généralisées au début du xxie siècle. La majorité des IDE se font entre pays industrialisés. Plus que multinationales, ces entreprises sont transnationales et ont tendance, pour les plus importantes, à se transformer en entreprises-réseaux globales.
environnementales > Environnement
L’environnement est entendu largement comme la biosphère dans laquelle les espèces vivantes cohabitent, tandis que l’écologie étudie les rapports entre ces organismes et leur environnement. L’environnement comprend des milieux naturels très différents allant des forêts vierges laissées intactes aux milieux artificialisés exploités et aménagés par l’être humain. Dans une définition restrictive, on entend par questions environnementales les enjeux se rapportant aux ressources naturelles (gestion, exploitation et dégradation) et à la biodiversité biologique (faune et flore). En tant que problème public transversal, l’environnement concerne les enjeux d’organisation des sociétés (modèles de production, transports, infrastructures, etc.) et leurs effets sur la santé humaine et des écosystèmes.
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